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Les maisons « nues » qui vont sauver Londres de la crise immobilière

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    50 m², des murs nus, un évier : grâce au projet de Naked House, vous pourrez peut-être enfin habiter à Londres.

    Des murs nus, un évier et des canalisations : c'est exactement ce à quoi se résument les « naked houses » (maisons nues) que promeut la mairie de Londres comme piste de réflexion face à la crise immobilière qui asphyxie la ville. Le projet, soutenu par le maire Sadiq Khan, a été développé par l'association de promotion immobilière Naked House et confié à l'agence d'architecture OMMX, dans le cadre d'un appel à projets passé l'an dernier.

    Les prototypes, au nombre de 22, seront situés à Enfield, dans la banlieue nord de Londres, et proposés entre 150 000£ et 340 000£ — contre un coût moyen de 580 000£ sur le marché actuel. L'idée est de proposer le strict nécessaire pour permettre à des foyers aux revenus modestes de pouvoir accéder à la propriété, dans un contexte de bulle immobilière où il est devenu très difficile, voire impossible d'acheter aujourd'hui à Londres. La mairie s'engage de son côté à prendre en charge les frais d'accession au terrain — qui se traduiront par une taxe annuelle.

    Pour une superficie d'environ 50 m², l'habitation consiste en une grande pièce à vire avec cuisine ouverte, une chambre double en mezzanine, une salle de bain et un petit jardin privatif. Une large hauteur sous plafond peut permettre d'augmenter la surface habitable jusqu'à 87 m². « Les gens veulent personnaliser leur intérieur. On peut le rendre abordable pour ceux qui vont bricoler eux-mêmes », justifie Simon Chouffot, l'un des fondateurs de Naked House, auprès du Guardian.

    Cette proposition s'inscrit dans la volonté de Khan de développer des « community-led housing » : des projets immobiliers gérés par des « community interest company » — un peu l'équivalent des organismes fonciers solidaires en France —, comme c'est le cas avec Naked House, qui réunit quatre professionnels de l'habitat. « Les Londoniens devraient pouvoir être capables de construire leurs propres communautés, mais jusqu'à présent, on ne leur en donnait pas les moyens et ils n'avaient ni soutien ni financement », dit Khan à The Architects' Journal.

    Les premières « maisons nues » seront livrées en 2020 et une nouvelle fournée sera commandée si l'expérience se révèle concluante. (Source : https://creators.vice.com)