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Impression de concours

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    Les plans - clicquez ici

    À Schaerbeek, la parcelle du 13-17 rue Van Dyck est l'une des plus denses du quartier.

    Le site se prête parfaitement à un projet multifonctionnel pilote comprenant l'aménagement de logements et d'infrastructures pour la petite enfance. Le projet prévoit aussi la démolition d'un entrepôt, la perméabilisation du sol, la gestion durable des eaux de pluies et un patchwork de surfaces vertes sur 83% de la surface du site, afin d'offrir un environnement de qualité aux habitants et riverains. Le bureau d’architecture O2 a participé au concours, voici sa proposition, finalement non retenue.

    « En 2015, la Commune de Schaerbeek a lancé un appel d'offres pour une procédure négociée dans le cadre d'un marché "design and built".

    Deux constructions volumineuses délabrées étaient implantées sur le terrain proposé, sis rue Van Dyck, se prolongeant en intérieur d'îlot. Une seule des deux était de toute évidence "récupérable". Le programme prévoyait une crèche, une garderie (MCAE), des logements, l'aménagement d'une zone d'agriculture urbaine et le réaménagement de l'entrée d'une petite plaine de jeux faisant face au site du concours. L'implantation du bâtiment existant à maintenir ne respectait aucun alignement et créait une zone de recul dont le volume spatial contenu représentait une profondeur de 6 M sur une hauteur de près de 20 M.

    Nous avons donc estimé que cet espace capable ne pouvait être traité comme une simple zone de recul, mais qu'il devait être exploité au mieux, son orientation sud-ouest représentant un atout indéniable. Nous avons donc construit une structure tubulaire en acier destinée à recevoir des extensions de logements et de nombreuses terrasses avec des jeux d'ombres et de lumières. Le blanc a été choisi tant pour la façade avant enduite que pour cette structure de manière à égayer cette portion de rue. De plus, ce type de structure était répété à plus petite échelle pour l'entrée de la plaine de jeux de manière à créer un dialogue entre ces deux équipements communaux que sont la crèche et cet espace de jeux. Cette structure permettait également de créer un alignement à front de rue actuellement inexistant, et ainsi de participer à l’homogénéité urbaine en dissipant l’effet  « dent creuse » des parcelles à traiter.

    La zone de recul partiellement couverte comportait 3 accès distincts :

    1. un accès commun aux logements, à la crèche et aux espaces de potagers collectifs.
    2. un accès garage souterrain.
    3. un accès de service crèche

    Un parking « kiss&ride » a été aménagé et accessible pour 2 voitures aux heures d'accès à la crèche pour les parents,  pour une camionnette en dehors de ces heures (livraison, maintenance, …).

    L'accent a été mis sur la qualité des logements. Les neufs appartements ont été conçus traversants, offrant donc deux orientations. Certains appartements bénéficiaient même d'ouvertures dans la 3ème façade.

    La crèche a été conçue pour donner une lecture claire des espaces et de leurs différentes fonctions. On y accédait par une porte vitrée donnant sur l’espace extérieur commun du bâtiment. De cet espace d’accueil, une vue en perspective latérale avait été ménagée afin de percevoir dès l’entrée, les espaces extérieurs des différentes sections, ceci pour un accès direct lors des jours de beaux temps.

    La MCAE qui devait accueillir des enfants d’âges très variés, était en lien avec la section verticale de la crèche. Quant aux grands, ils étaient du côté des espaces d’agriculture urbaine, afin d’avoir des vues et éventuellement faciliter des échanges. Dans cette optique, nous proposions de placer le verger en lien direct avec leurs terrasses car il s’agissait de la zone la plus ensoleillée de la parcelle, que sa culture devrait être ponctuelle et qu’elle pourrait faire l’objet d’un projet éducatif avec les grands de la crèche et de la MCAE.

    Les zones maraîchères étaient prévues là où la parcelle bénéficiait de l’ensoleillement le plus avantageux en fonction de l’ombre portée par le bâtiment existant. La serre, elle, était prévue au soleil à la croisée des chemins d’accès, dans un angle de la parcelle, là où les écartements étaient suffisants pour y disposer chaises et tables de travail. 

    Notre association a perdu ce concours. Là n'est pas l'important, mais bien l'avenir sans doute incontournable de ce type de marché. Malgré le fait que le jury était composé d'architectes extérieurs des plus respectables, ceux-ci n'ont pu faire entendre leurs voix pour faire pencher la balance du côté des projets offrant, selon eux, la meilleure qualité architecturale. Le "design and built" qui nécessite un volume de travail conséquent pour l'entreprise et les bureaux d'études peut être un piège pour ces derniers. Le pouvoir adjudicateur se retrouve souvent dans l'obligation de choisir finalement le projet le moins onéreux, ce qui n'est pas toujours annoncé lors de l'appel d'offres. Aux architectes d'être vigilants sur les critères d'attribution et le juste équilibre entre architecture et coût de l'opération. »

    A.M. In Advance – o2 architectes