Remplacement d'une ancienne installation au mazout : une étude dévoile la solution intelligente

Remplacement d'une ancienne installation au mazout : une étude dévoile la solution intelligente

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La combinaison d'une chaudière à condensation au mazout et d'un chauffe-eau solaire est un choix durable

S'il est vrai que la durée de vie d'une chaudière au mazout est relativement longue, il viendra un jour où elle devra être remplacée. En particulier lorsqu'on veut chauffer de façon efficace et économique. Le consommateur a le choix entre plusieurs possibilités. Il peut opter à nouveau pour le mazout, mais aussi pour le gaz naturel, l'électricité ou encore pour une combinaison de mazout avec une source d'énergie renouvelable, comme l'énergie solaire. Vu le nombre de paramètres dont il faut tenir compte, le choix n'est pas toujours facile pour le consommateur. Au nom d'Informazout, le bureau d’études indépendant Ph. Deplasse & Associés a donc analysé les différentes options. La première conclusion frappante est qu'en cas de remplacement d’une ancienne chaudière par une chaudière à condensation à haut rendement combiné à un chauffe-eau solaire, on obtient une combinaison parfaitement durable.

La méthodologie

Afin de pouvoir comparer les différents scénarios le plus objectivement possible, le bureau Ph. Deplasse & Associés a essayé de définir un cadre aussi réaliste que possible. Point de départ : une habitation belge moyenne avec quatre habitants. Cette « maison standard » a trois façades, deux étages et une superficie de 180 m2, pour un besoin en chaleur total de 28 000 kWh/année. L'étude a observé les coûts globaux sur une période de 15 ans : les coûts d'achat et d'entretien de l'installation, les coûts du combustible et le coût de l’investissement. *

La solution durable : une chaudière à condensation au mazout avec un chauffe-eau solaire

Compte tenu de ces facteurs, en cas de remplacement, la combinaison d'une chaudière à condensation au mazout avec un chauffe-eau solaire est un choix durable. Cela est surtout dû au coût de consommation annuel, qui est le plus bas. Le coût annuel de consommation et d'entretien d'une telle installation durable s'élève à 2.444 €, ce qui implique un gain de près de 29 % en comparaison avec une ancienne installation au mazout. Le coût d'investissement est bien entendu légèrement plus élevé, mais cela peut en grande partie être compensé par des primes. Sur une période de 15 ans, le coût global annuel est de 3.212 €.

« Ce résultat confirme la voie que nous avons suivie avec Informazout », explique Willem Voets, directeur général d'Informazout. « Nous investissons dans un avenir durable en mettant l’accent sur l'efficacité et un mix énergétique intelligent. Le soutien de la combinaison mazout et énergie renouvelable vient ici au premier plan. C'est aussi ce que recherche le consommateur à l'heure actuelle : des solutions de chauffage abordables et durables, dans le respect de l'environnement et avec un excellent rendement. En outre, le mazout faisant office de tampon, cela élimine complètement le risque d'approvisionnement en énergie renouvelable », ajoute Willem Voets.

Opter uniquement pour la chaudière à condensation au mazout, donc sans combinaison avec le chauffe-eau solaire, représente la solution économique, avec un coût total annuel de 3.132 € sur une période de 15 ans.

Changer de combustible n'est pas plus avantageux

Un autre fait frappant est que le passage au gaz naturel ne s'avère pas plus avantageux que le choix d'une chaudière à condensation au mazout. Passer à une pompe à chaleur 100 % électrique ou à une chaudière au propane semble financièrement le choix le moins intéressant.

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* MéthodologiePour chaque scénario de remplacement, l'étude a intégré des paramètres tels que le coût d’achat et d’entretien des installations, le coût du combustible et le coût de l’investissement (et la valeur résiduelle) des installations selon les hypothèses de travail suivantes :

  • Un prix moyen pour chaque combustible a été déterminé sur la base d'une analyse de marché.
  •  L'évolution des prix des énergies se base sur l'Arrêté Ministériel du 24 juillet 2008 (Région de Bruxelles-Capitale) déterminant les hypothèses énergétiques à prendre en considération lors des études de faisabilité technico-économiques.
  • Les coûts récurrents liés aux différents scénarios sont considérés sur une période de 15 ans - avec un taux d'inflation de 1 %.
  •  Durée de vie d'une installation, selon la norme NBN EN 15459 - Performance énergétique des bâtiments - Procédure d'évaluation économique des systèmes énergétiques des bâtiments.
  • Afin de comparer les scénarios, application d’une valeur actualisée nette avec un taux d'actualisation de 2 %.